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Vincent Glenn, cinéaste de l’altermondialisme

Du grain à moudre pour l’avenir : Un entretien et ses films pour la première fois en VOD. En quelques films pour le cinéma, Vincent Glenn a documenté la possibilité d’un autre monde. Il a doublé l’exploit en rendant digeste des notions qui déterminent nos vies mais que les néo-libéraux préfèrent obscures.

Vincent Glenn

Diplômé de l’école nationale Louis Lumière en 1989, il réalise jusqu’en 2000 plusieurs documentaires pour Arte.
Monteur, pianiste, compositeur de bandes originales, producteur, distributeur, exploitant... Vincent Glenn touche à tout !

En 2001, il passe au grand écran et commence la production et la réalisation du long-métrage documentaire Davos, Porto Alegre et autres batailles co-écrit avec Christopher Yggdre. Ce film met en regard le forum économique mondial de Davos (Suisse) et le premier Forum social mondial de Porto Alegre qui se sont déroulés simultanément en janvier 2001. Le film sort en France le 6 janvier 2003.

Le 21 avril 2004 sort en salles Pas assez de volume (notes sur l’OMC) sur le fonctionnement de l’Organisation mondiale du commerce. Son troisième documentaire pour le cinéma, Indices, sort en mars 2011 et s’interroge sur la pertinence du PIB comme indicateur de mesure du « niveau de vie des nations ».

En parallèle de ses activités de réalisateur, il co-fonde la coopérative de diffusion Co-errances en 2003 et la coopérative de production et distribution DHR (Direction Humaine des Ressources) en 2006. Par son activité au sein de DHR qu’il dirige de 2012 à 2014, il produit le film La face bio de la République, de Thierry Derocles (2013) et accompagne le lancement de La bombe et nous, de Xavier-Marie Bonnot (2014 - 2017). Il participe également à la sortie nationale de la version restaurée d’Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautier en 2012.

De 2008 à 2016, Vincent Glenn co-écrit et réalise Enfin des bonnes nouvelles, son premier long-métrage de fiction dans lequel il interprète également le rôle principal. Ce « faux-documentaire » imagine un groupe de chômeurs qui fait fortune en créant la première agence de notation citoyenne. Le film co-produit par DHR est sorti en salles le 30 novembre 2016.

En 2014 il co-écrit « On marche sur la dette » avec Christophe Alévêque, livre consacré à la dette publique (aux éditions de La Martinière, réédité
en Poche en 2016). En 2020, un nouveau livre est en préparation :

Vous pouvez laisser un message je ne les écoute jamais

Un essai épistolaire de Vincent Glenn


Un résumé en quelques lignes ?

C’est l’histoire d’un type qui pensait qu’on pouvait faire progresser l’humanité en s’attelant à produire des informations justes, des documents vérifiés, permettant l’analyse du monde et l’action citoyenne. Un jour, il lui apparaît que la production d’informations est devenue proliférante au point qu’elle banalise tout, insensibilise et abuse massivement les populations. Dans la foulée, et suivant la loi des séries, les planètes se désalignent pour lui : coeur, argent, santé, tout part en capilotade. Et c’est la chute.

S’agrippant aux parois glissantes de son gouffre dépressif, il remonte cependant, mètre après mètre, et trouve l’énergie d’envoyer des lettres à ceux qu’il aime un peu, beaucoup, passionnément, et parfois pas du tout. Le sujet ? Faire attention ou pas.

Une hypothèse ?
En perdant progressivement ses capacités d’attention, l’homo-productoconsumerus se dévitalise. Il y avait déjà le risque de périr gavé comme dans La Grande bouffe, mais dorénavant, ce sont nos cerveaux qui sont attaqués par diverses formes de surcharges cognitives. Dans un monde saturé d’informations contradictoires, il devient de plus en plus difficile de discerner le vrai du faux, le juste de l’abusif, l’important du futile. La pandémie de 2020 n’aura rien arrangé. Les individus se retrouvent face à de redoutables mises en impuissance et à une « crise » multiforme : méfiance généralisée, sécurité globale, machinisme à tous les étages, chosification des humains, extension du domaine des inutiles, blindages d’indifférence pour survivre aux morbidités. Ces tendances deviendront-elles « normales » dans un futur proche ? Face à des boussoles qui semblent tourner en tous sens, l’auteur se lance dans une quête métaphysique : comment retrouver un tant soit peu l’assurance que l’indication « sud » veut bien dire « sud » ? D’autant qu’il commence par concéder qu’il a lui même perdu le Nord. Contre toute attente, c’est un récit enthousiaste.

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