Synopsis
Pour observer cette foutue humanité qui n'arrive pas à en être une et s'affranchir des sans-culottes du formatage et de la censure, un Monteur de Cinéma, ivre de sa liberté de créer dans l'ombre, démonte et remonte l'œuvre du provocateur Jean-Pierre Mocky, débordante d'images et d'acteurs, véritable miroir de la société française de 1958 à nos jours.
Ce démontage/remontage (mashup) de 58 des films de Jean-Pierre Mocky explore de manière ludique la frontière entre le documentaire et la fiction, le vrai et le faux, le pouvoir des images, ce que l'on peut montrer, ce que l'on doit cacher… Comment recycler pour soi les images d'un auteur. Sans le trahir. Un film écologique pour préserver la liberté d'imaginer.
Revue de presse
Bande à part : Après Robert sans Robert, où ils jouaient avec le cinéma de Guédiguian, Bernard Sasia et Clémentine Yelnick tapent l’incruste chez Jean-Pierre dans Mocky sans Mocky. Chahuter ses films, les démonter et remonter pour en proposer une visite désordonnée, iconoclaste et joyeuse, c’est plus qu’un prêté pour un rendu, c’est assumer l’essence même de ses images et réactiver tous leurs sens.
Politis : Ce travail de reconfiguration, de samplage ou de cut-up (ou plus exactement de mashup quand il s’agit de cinéma) donne un film qui à la fois revisite un auteur et diffuse une petite musique personnelle où s’exprime le regard de Bernard Sasia et de Clémentine Yelnik sur le cinéma et sur le monde.
Laurent Roth : Joyeusement libertaire, cette fois-ci le montage est une partouse sur pelouse, offrant à tous les regards l'essence même du cinéma de Mocky, qui, même s'il bouffe du curé, croit à la résurrection de tous dans tous les corps... C'est vertigineux donc.
Emmanuelle Jay, journal d’une monteuse : Bernard Sasia et Clémentine Yelnik récidivent ! Après le délicieux Robert sans Robert, ils nous plongent dans l’œuvre de Mocky. Un film libre et vivant, un film de monteur et de montage.
BERNARD SASIA
Bernard Sasia est un monteur très expérimenté. Depuis qu’il a intégré la "tribu" de Robert Guédiguian, il monte tous ses films. Parmi sa filmographie de monteur très impressionnante, dans différents registres du cinéma, Bernard Sasia a aussi régulièrement travaillé avec Pierre Carles depuis le premier film Pas Vu Pas pris et d’autres cinéastes que l’on retrouve sur CinéMutins (il est probablement le monteur qui a monté le plus de films présents sur CinéMutins !).
En 2013 Bernard Sasia sort son premier film en tant que réalisateur : Robert sans Robert qui sera suivi quelques années plus tard de Mocky sans Mocky.
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