Née en 1983 à Beyrouth, Myriam el Hajj a fait des études cinématographiques au Liban ainsi qu'un master réalisation en France. Myriam a réalisé en 2009 un court-métrage intitulé Je n’ai pas vu la guerre à Beyrouth. Le film a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux. En parallèle de ses activités cinématographiques, elle enseigne le cinéma à l’Académie Libanaise des Beaux-Arts (ALBA) et pratique le théâtre avec la troupe « Les Festinanti ».
Son premier long métrage documentaire, A Time to Rest (2015), dresse le portrait sensible d’anciens militants communistes vieillissants, interrogeant les idéaux d’hier à l’épreuve du temps présent. Elle poursuit cette démarche avec Diaries from Lebanon (2024), fresque chorale ancrée dans la crise libanaise, où s’entrelacent les récits de citoyens confrontés à l’effondrement politique et économique du pays.
À travers une écriture à la fois rigoureuse et profondément humaine, Myriam El Hajj fait du cinéma un espace de résistance et de transmission, où les histoires personnelles deviennent les vecteurs d’une mémoire collective en mouvement.