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Paysannes (la série)

Trois générations de paysannes du Larzac (1900-1980) racontent ce qui tissent leurs jours et parlent sans détour du mariage, de la famille, de la sexualité, de la religion, de l’éducation, de la guerre, du travail, de l’argent et de toutes les idées nouvelles apparues avec la lutte contre l’extension d’un camp militaire. C’est vivant, concret, chaleureux et c’est dit avec toute la beauté d’une langue que l’on voit évoluer des plus âgées aux plus jeunes.

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Écouter la voix des femmes, c’est rattraper le temps perdu.

Ces trente dernières années, la réalité s’est transformée de manière beaucoup plus spécifique pour les femmes que pour les hommes, et je pense que le dynamisme rural est lié au dynamisme féminin.
Je voulais prendre le contrepoint, rattraper le temps perdu. Dans la paysannerie, les femmes n’ont pas la parole, la première réaction rencontrée a souvent été : « Je n’ai rien à dire, allez voir mon mari. » Au Larzac, il s’est pourtant passé quelque chose de différent ; les femmes se sont senties humiliées, niées quand les journalistes venaient interroger leurs maris et qu’ils repartaient comme si elles n’étaient pas là. Elles avaient conscience de pouvoir répondre aussi bien que leurs maris sur le conflit. Écouter la voix des femmes, c’est rattraper le temps perdu. Et puis il y a une franchise chez les femmes qu’on ne trouve pas toujours chez les hommes. C’est peut-être parce qu’elles n’ont pas encore eu le pouvoir, elles ne veulent pas modifier la réalité en fonction de leurs idées, elles n’ont pas peur d’aborder de manière frontale les contradictions. Quand une femme qui s’est tue parle, elle parle… » Gérard Guérin, Le Monde (1979)

Une trilogie documentaire et un long métrage pour le cinéma

La série en cinq épisodes est donc disponible en VOD et TELECHARGEMENT ici. Ces films sont tirés du coffret livre-dvd que nous avons édité aux Mutins de Pangée en juin 2020 et qui est complété de la version long métrage sortie à l’époque au cinéma ainsi que l’entretien complet avec le réalisateur Gérard Guérin par Gérard Mordillat.

- A commander ici

Presse de l’époque

- Télérama
La vraie vie, Gérard Guérin l’a filmée juste. C’est tout simplement vrai, et donc étonnant, vivant, ouvert. Ce n’est pas une balade rêveuse et bucolique, c’est la vie attentive et ouverte. Paroles d’amour, paroles de foi, témoignages d’action qui résonnent longuement dans notre mémoire. Anne-Marie Paquotte (14 novembre 1979)

- L’Humanité
Habituées au silence, elles ne clament pas avec des mots tonitruants ou romantiques. Mais au fond de leur yeux pétille un je-ne-sais-quoi qui ressemble – malgré tout – au bonheur. Sylvie Steinebach (19 novembre 1979)

- Le masque et la plume
L’un des plus beaux films d’enquête sur la France. La plus grande force du film c’est de ne pas vouloir trop embrasser donc mieux étreindre. Il a une qualité presque balzacienne. C’est un film où les personnages réels, les gens de la vie, deviennent quasiment des personnages de fiction. C’est poétique, c’est un langage complètement neuf que l’on n’entend pas d’habitude. Je crois que Guérin a fait de l’histoire au présent. Michel Ciment (8 mars 1980)

- Gardarem Lo Larzac
Voilà un travail qui remplace et, je crois, renouvelle bien des discours philosophiques et surtout politiques et révolutionnaires. Les actrices sont des femmes comme les autres (à ceci près qu’il s’agit des nôtres !). Gérard Guérin et son équipe les a interrogées et filmées chez elles, dans leur maison, dans leur cour ou dans leurs champs. Ne vous attendez pas à des discours structurés avec des « premièrement-deuxièmement-troisièmement », des concepts, de la morale, des analyses. Quant au spectateur, il est libre lui aussi d’interpréter, de se construire à partir de là, son propre discours. (...)

Presse d’aujourd’hui

- Gardarem Lo Larzac, n°354, juillet-août 2020. Un article de Christiane Burguière.

- Lectures / Liens Socio  : un compte rendu de Constance Rimlinger (août 2020)

- Les Cahiers du cinéma, n°767, juillet-août 2020. Un article de Charlotte Garson.

- La France agricole
À la fin des années soixante-dix, Gérard Guérin a passé trois ans dans le Larzac où il a filmé une trentaine de paysannes de trois générations afin de réaliser un documentaire pour Antenne 2. Les 5 épisodes diffusés en 1979, et son film "Guerres de femmes", sorti au cinéma en 1980, font l’objet d’un coffret 3 DVD. Le réalisateur avait choisi de porter à l’écran des paroles souvent inaudibles. Dans son œuvre, les paysannes parlent de leur vie tout en vaquant à leurs occupations. Elles racontent leur quotidien : travail, vie domestique, famille, etc. En les écoutant aujourd’hui, on réalise le chemin parcouru en quarante ans., notamment en ce qui concerne le statut des agricultrices. (France agricole n°3856 - 12 juin 2020)

- Politis : La condition féminine vue du Larzac
En 1979, le documentariste Gérard Guérin réalisait pour Antenne 2 une série composée de cinq documentaires, qu’il complétait par un long métrage sur les paysannes du Larzac, alors soulevées contre l’extension d’un camp militaire. Le projet : donner la parole aux femmes pourtant si invisibilisées dans les luttes, au monde rural quand on parlait surtout des ouvriers, évoquer les conditions de travail genrées à la ferme, le poids des traditions familiales, la religion, la sexualité, mais aussi la place des femmes dans es révoltes. Les Mutins de Pangée ressortent en coffret ces documentaires et le long métrage. Le présent des Paysannes est devenu pour nous passé, mais, outre l’intérêt historique de la réédition, ces voix de femmes restent d’une actualité criante tant sur le monde rural que sur la condition féminine. Paysannes traverse le temps et nous fait réfléchir. Indispensable. (Laurence de Cock et Mathilde Larrère, 11 juin 2020)

- La chronique de Glandeur nature.

- Comment être une agricultrice en 2020 ? Analyse réalisée par Agrigenre

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