Synopsis
"Heureux qui comme Tounès" rend hommage à la céramiste suisse Evelyne Porret qui a transformé le destin d’un hameau sans eau courante ni électricité en village qu'aujourd'hui encore, personne ne veut quitter! Les conditions de vie de Tounès, dans le désert du Fayoum, en plus de quarante ans, se sont en effet largement améliorées depuis que le style naïf de leur poterie est devenu un pilier solide du système économique de Tounès. La Fayoum Pottery School, et la présence constante d’Evelyne dans le village ont aussi largement contribué à l’émancipation des femmes potières dans cette zone rurale. Le spectateur est guidé par le regard d’une fille de céramiste convaincue que le mode de vie des potiers a des choses à dire à l'avenir de la planète.
A contre-courant de l’actualité internationale, les précieuses archives d’un film des années 80 et nos jeunes héros potiers Abdou et Ramadan donnent à cette histoire vraie des allures de rêve, ou de fable optimiste. Ce film est à voir comme un « laboratoire d’espérance, où l’humain peut revenir sur son histoire et son destin. »
Extrait Portrait L'Orient 27 février 2026
"La grande force de Heureux qui comme Tounès réside dans sa temporalité. Delphine Champy insère des archives des années 1980, créant un dialogue entre passé et présent. Cette superposition n’est pas nostalgique ; elle interroge la continuité. Qu’est-ce qui demeure ? Qu’est-ce qui s’est transformé ? Le village n’est pas figé dans un folklore. Il évolue, il se structure, il invente un modèle économique local qui permet à des femmes de conquérir une autonomie nouvelle. Le film suggère ainsi qu’une transformation sociale durable peut émerger d’une pratique artisanale ancrée."
Article complet L’Orient 27 février 2026
COMPLÉMENT MUTIN
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