Synopsis
Pablo Escobar c'est 30 milliards de dollars, 5000 meurtres, 80% du trafic mondial de cocaïne... et 1 hippopotame : voici l'épopée fantastique de Pepe, de la Namibie à Medellín.
Un jeune hippopotame, connu sous le nom de Pepe, donné par les médias colombiens, a été tué dans la jungle colombienne, mais revient sous la forme d'un fantôme. C'est la voix d'un hippopotame, du moins c'est ce qu'on dit. Il n'a aucune notion du temps, seulement du passé qui le hante. « Est-ce que ce bruit est le mien ? Quelle est cette chose que j'utilise pour le faire ? ». L'animal est sûr d'une chose : il n'est plus vivant. C'est le premier et le dernier de son espèce à être tué dans les Amériques.
Nous sommes entraînés dans un monde de nombreux contes, chacun contenant davantage de contes. Avec sérieux et humour, honnêteté et astuce, les images et les sons véhiculent le discours puissant de lieux où des créatures comme Pepe ont péri sans jamais comprendre leur véritable situation.Revue de presse
Les Cahiers du cinéma : L’aspect fantomatique du film, qui frôle par moments le surréalisme, se manifeste dans une texture inspirée du cinéma expérimental [...] qui brouille la frontière entre réalité et hallucination.
Le Monde : Pepe fait partie de ces films qui ont le don de pousser les murs, de faire jaillir un bouquet d’histoires à partir d’un fait divers, d’une trajectoire de personnage, bref d’inventer un « cinéma élargi », l’auteur ne suivant que son propre flair.
Les Inrockuptibles : Nelson Carlo de Los Santos Arias a un talent de pur conteur-farceur, capable de mixer les natures d’images (archives, fiction, docu, noir et blanc, couleurs) pour livrer une bouleversante allégorie de l’exil.
Libération : Il est tout simplement fascinant de voir comment un sujet à sensation sur un animal potentiellement ridicule ayant appartenu au terrifiant patron du cartel de Medellín constitue le point de départ d’un film aussi étrange et envoûtant.
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