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Nadja Berruyer, brodeuse

VF • Accès : Monde • Durée : 1h02
Connectez-vous ou créez un compte pour louer ou acheter ce film. Nadja Berruyer, brodeuse Location 7 jours • 4 €  ou 1 crédit VOD Nadja Berruyer, brodeuse Achat • 8 € Acheter le DVD sur laboutiquedesmutins.org
Arts plastiques Travail
Documentaire Réalisé par Aurélie Martin (France, 2018) Produit par Aurélie Martin Proposé par Les Mutins de Pangée

Une immersion fascinante dans l’atelier d’une brodeuse exceptionnelle.
Que veut dire « broder » ? Quelles sont les techniques de la broderie ? La réalisatrice, Aurélie Martin, nous amène au cœur des créations de la brodeuse Nadja Berruyer. Un film rempli de perles et de merveilles où le savoir-faire artisanal est transcendé pour en faire un art.

En savoir +

Le talent de Nadja Berruyer est vite reconnu. Elle travaille dans l’atelier de Christian Lacroix et pour le film Brodeuses où elle prête ses doigts agiles à la comédienne Ariane Ascaride. Folies Bergères, Opéra Bastille, publicité, cinéma, Nadja broda aussi les habits verts d’académiciens avant de se consacrer maintenant seulement à ses créations.Très loin de « l’ouvrage de dame » ses broderies se lisent recto verso et prennent du volume. Nadja se plait à explorer la matière brute et les objets de récupération. Aux perles de verre, de nacre ou de métal, viennent s’ajouter les anciens francs, des minuscules boulons, des mécanos. Aurélie Martin filme avec douceur et précision cet art de la main pluriséculaire dans un film rempli de perles et de merveilles où le savoir-faire artisanal est transcendé pour en faire un art.

Nadja se donne toute la liberté de l’artiste lorsqu’il dépasse les frontières de l’artisanat. Cela tient de l’écriture automatique, de la peinture tribale, de Bosch et Brueghel ou Maldoror. Christian Lacroix à propos du travail de Nadja Berruyer.

Paroles de spectatrice

Uppercut visuel
Dès les premières images, c’est l’uppercut visuel : l’atelier semble appartenir à un autre temps, peuplé de tiroirs en bois renfermant des mines de trésors dont on ne soupçonnerait ni la valeur ni la rareté. Je me suis noyée dans ce flot turbulent de matières étincelantes, de pompons de perles précieuses et de bobines de fils sublimes. Un shot de couleurs explosives hypnotisantes à la frontière de la pulsion scopique. La musique rythme le temps, les saisons et les phases d’évolution de la belle et jeune Nadja, cheveux courts, candide à ses débuts, dans un atelier de couture.
Puis viennent les histoires : celle de sa première broderie textile à la main sur le jean d’Igor, celle de la machine à broder Cornelly, celle du métier à broder de Luneville et des anecdotes amusantes. Le film, ponctué d’images animées de ses ouvrages, nous invite à découvrir des paysages féeriques aux créatures bariolées, déesses imaginaires, animaux, motifs floraux subtils et majestueuses matriochkas.
Nadja ne compte pas ses heures, travaille jusqu’à l’épuisement. Son travail lui prend des semaines, des mois, des années. Le savoir faire, la gestuelle précise, règnent en maître. Une puissante histoire d’amour et de tripes se jouent ici. Le corps en souffrance, le bras endolori et la main blessée, se devinent derrière cet acharnement créatif et Nadja nous fait prendre conscience qu’aucune machine industrielle au monde n’égalera l’âme d’une petite main. Je me suis envolée dans une dimension qui m’a dépassée et suis repartie si éblouie que des larmes ont perlé de mes yeux, c’est dire si mon coeur a vibré. La réalisatrice (l’ombre) et la brodeuse (la lumière) ont réussi une oeuvre bouleversante et magistrale sur l’art et la manière de broder : une vie cousue de fil d’or. Touta Bakouche

Fiche technique

Réalisation : Aurélie Martin
Images et animations : Aurélie Martin
Montage : Aurélie Martin et Jean-François Gallotte
Archives : Jean-François Gallotte
Mixage : Franck Haderer
Etalonnage : Olivier Esmein et Éric Vromont

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