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Insurrection malgache en 1947

VF • Accès : Monde • Durée : 52mn
Connectez-vous ou créez un compte pour louer ou acheter ce film. Insurrection malgache en 1947 Location 7 jours • 3 €  ou 1 crédit VOD Insurrection malgache en 1947 Achat • 7 €
Colonialisme Histoire Guerre & guerilla
Documentaire Réalisé par Daniel Bansard (France, 1997) Produit par Pages & Images Proposé par Pages et Images

En Mars 1947, deux mille insurgés malgaches s’opposent à la présence coloniale française. Il aura fallu cinquante ans avant que les écoliers malgaches n’aient un cours sur cette terrible répression longtemps occultée.

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Une coproduction Pages & Images / Achille Production
Avec la participation du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée
Avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon, en partenariat avec le CNC

- Article L’Humanité du 29/3/2917 : 1947, UN MASSACRE COLONIAL FRANÇAIS À MADAGASCAR

1947, UN MASSACRE COLONIAL FRANÇAIS À MADAGASCAR

Extrait de l’article de Jean-Claude Rabeherifara et Rosa Moussaoui
dans L’Humanité du 27 mars 2017

Il est minuit, ce 29 mars 1947, lorsque plusieurs centaines d’insurgés, colonne de paysans pauvres, armés de vieux fusils, s’attaquent au camp militaire de Moramanga, à l’est de l’île. C’est le signal d’une insurrection qui va embraser, pendant près de deux ans, la colonie française de Madagascar, au large des côtes africaines de l’océan Indien. La création, quelques mois plus tôt, d’une assemblée élue, aux pouvoirs limités, n’a pas suffi à éteindre la flamme nationaliste qui s’est allumée sur l’Île rouge, vaste comme la France et la Belgique, longtemps théâtre de la rivalité franco-britannique avant d’être placée, en 1896, sous la tutelle coloniale française. Le retour des tirailleurs malgaches enrôlés en métropole durant la Seconde Guerre mondiale, les conditions de vie misérables des populations indigènes et l’activisme de mouvements nationalistes et de sociétés secrètes attisent l’aspiration indépendantiste et précipitent le déclenchement de l’insurrection.
La répression est sanglante. Elle fait des dizaines de milliers de victimes jusqu’en 1958. Les autorités françaises envoient d’abord à Madagascar un corps expéditionnaire de 18 000 militaires. Très vite, les effectifs atteignent 30 000 hommes. L’armée française se montre impitoyable : exécutions sommaires, tortures, regroupements forcés, incendies de villages. La France expérimente une nouvelle technique de guerre « psychologique » : des suspects sont jetés, vivants, depuis des avions afin de terroriser les villageois dans les régions d’opération.

Pillage et spéculation

Soixante ans plus tôt, une première guerre franco-malgache entre 1883 et 1885 s’était soldée par une défaite française. Mais un traité inique obligea le gouvernement malgache de l’époque à emprunter auprès du Comptoir national d’escompte de Paris pour payer une indemnité de guerre de 10 millions de francs. Ce traité retirait à Madagascar le monopole du commerce et lui imposait de distribuer de vastes concessions à des étrangers. Une seconde guerre franco-malgache permit aux troupes françaises d’entrer à Antananarivo, la capitale, le 27 novembre 1895. Le 28 septembre 1896, le gouverneur général Gallieni condamna à l’exil la reine Ranavalona III et son premier ministre, avant de s’atteler à la « pacification » de l’île. Il décida le maintien de l’esclavage, la fermeture de toutes les écoles existantes, l’obligation pour les indigènes de parler le français…

Avec l’emprise coloniale française, le pillage et la spéculation tiennent lieu de politique. « Sans condition de mise en valeur », d’énormes concessions minières et forestières, dans le style des grandes compagnies congolaises, sont accordées à de grosses sociétés. Une partie des terres est attribuée aux chefferies locales pour les récompenser de leur loyalisme, la population malgache, elle, est cantonnée dans des réserves indigènes. Le fait colonial, c’est aussi la réquisition de la force de travail, l’impôt pour obliger les paysans à se salarier (notamment dans les concessions coloniales) au détriment de l’agriculture vivrière (d’où des hausses de prix excessives et la pénurie, notamment de riz), la formation des travailleurs suivant les demandes des colons et le travail forcé pour les infrastructures nécessaires au développement du capital marchand.

« Pacification » et résistances

La « pacification » se prolonge durant plus de quinze ans, en réponse aux guérillas rurales éclatées en plusieurs foyers, sur les hautes terres et dans les régions périphériques. Au total, la répression de cette résistance à la conquête coloniale fait entre 100 000 et 700 000 victimes malgaches, selon les sources. (...)

- Lire l’article en entier dans L’Humanité du 27 mars 2017

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