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Il est minuit, Paris s’éveille

VF • Accès : Monde • Durée : 01H30
Connectez-vous ou créez un compte pour louer ou acheter ce film. Il est minuit, Paris s'éveille Location 7 jours • 4 €  ou 1 crédit VOD Il est minuit, Paris s'éveille Achat fichier • 8 €
Musique Histoire
Documentaire Réalisé par Yves Jeuland (France, 2012) Proposé par Arte

Barbara, Brel, Aznavour, Ferré, Gréco, les Frères Jacques ou Gainsbourg ont débuté sur ces petites scènes d’avant-garde. En archives, interviews et chansons, ce documentaire nous transporte dans l’effervescence des cabarets de la rive gauche.

De Saint-Germain-des-Prés à la place de la Contrescarpe, après-guerre, un esprit souffle sur la rive gauche et Paris connaît des nuits prodigieuses. Il est minuit, Paris s’éveille… Chaque année de nouveaux lieux ouvrent, dans des cafés, des caves, des arrière-salles de brasserie ; des propriétaires de mercerie ou de buvette épicerie transforment leurs commerces en petits théâtres. Une énergie, une éclosion. Entre 1945 et 1968, plus de deux cents cabarets vont ouvrir à Paris : La Rose rouge, L’Ecluse, L’Echelle de Jacob, Le Cheval d’or… Et c’est sur ces petites scènes de minuit que débuteront Barbara, Brel, Ferré, Mouloudji, Les Frères Jacques, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, Aznavour, Gainsbourg, Anne Sylvestre, Ferrat, Boby Lapointe, Pierre Perret… Ils étaient tous inconnus. Les talents qui sont nés ces années-là sur les avant-scènes des bords de Seine sont encore pour longtemps dans notre imaginaire. Avec les témoignages de : Jean Rochefort, Juliette Gréco, Charles Aznavour, Henri Gougaud, Paul Tourenne (les frères jacques), Pierre Perret, Serge Lama, Marie-Thérèse Orain, Francesca Solleville, Anne Sylvestre

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Dans l’euphorie de l’après-guerre fleurit une flopée de petits cabarets où une jeunesse avide de nouveauté et de liberté s’entasse avec délices pour écouter ses chanteurs préférés. Transformant ses caves et ses arrière-salles en minuscules scènes, Saint-Germain-des-Prés devient le point de ralliement. Une nouvelle génération d’interprètes émerge. Ils ne sont ni apprêtés, comme Juliette Gréco qui se produit en “noir de travail”, ni grands ni beaux comme Aznavour qui mettra dix ans à percer. Ils chantent avec leur sensibilité et leurs aspérités des textes poétiques, fantaisistes ou libertaires, et cela plaît.
Le Milord l’Arsouille, Le Tabou, L’Écluse, Le Vieux Colombier, L’Échelle de Jacob... : entre 1945 et 1968, plus de deux cents cabarets ouvrent à Paris, à Saint-Germain-des-Prés, puis dans le quartier de la Contrescarpe. Véritable vivier que ces petites scènes de minuit où débuteront Barbara, Brel, Ferré, Mouloudji, les Frères Jacques, Aznavour, Gainsbourg, Ferrat, Bobby Lapointe... Orchestrant des archives foisonnantes (chansons, reportages, entretiens), ce documentaire fait revivre cette période effervescente. Tout en se dandinant, un Gainsbourg intimidé explique qu’il est “plus facile d’attaquer que d’encaisser”. Barbara se défend d’être un auteur-compositeur ou un poète : “Je fais juste des p’tits zinzins qui me vont.” Une Anne Sylvestre aux yeux de biche s’agace d’une carrière qui met du temps à démarrer. Le film comporte aussi de nombreuses interviews d’artistes comme Juliette Gréco, Jean Rochefort, particulièrement en verve, Charles Aznavour, Pierre Perret, Serge Lama, Anne Sylvestre, Paul Tourenne des Frères Jacques ou le parolier Henri Gougaud, conseiller sur ce film.

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