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Six courts-métrages de Frederic Pelle

VF • Durée : 1h20 (6 films)
Connectez-vous ou créez un compte pour louer ou acheter ce film. 6 courts métrages de Frédéric Pelle Location 7 jours • 4 €  ou 1 crédit VOD 6 courts métrages de Frédéric Pelle Achat • 8 €
Comédie
Fiction / Court-métrage Réalisé par Frédéric Pelle (France, 2001) Produit par Bianca Films Proposé par Bianca Films

Un programme de 6 courts métrages de Frédéric Pelle, réalisateur de La Tête ailleurs et Le Chant du merle.

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Des morceaux de ma femme

Un homme vient de perdre sa femme et décide de faire table rase de son passé.

Récompenses : 26 prix dont les Grand Prix aux Festivals de Clermont-Ferrand, Buenos Aires, Trevignano, Bucarest, Guanajuato, Nice, Manchester, Interfilms Berlin, Evreux et Primefilmfestival. Sélection officielle Cannes 2000.

Le Corbeau

Un corbeau vient perturber le quotidien d’un couple de retraités.

Nominé aux Lutins du court-métrage. Tour de France des Lutins. Grand Prix à Bristol. Meilleur film à Grenade. Prix du Public à Cork, Mention spéciale à Pescara.

Le vigile

À la recherche d’un emploi, Gomez accepte un poste de vigile. Ce n’est pas vraiment une vocation !

Récompenses : Prix d’interprétation pour Nicolas Abraham à Valenciennes. Sélection à la Semaine Internationale de la Critique à Cannes 2002.

Une séparation

François Gomez est venu rechercher ses affaires chez Magalie, qu’il a récemment quittée.

Le caissier

Gomez quitte Paris pour revenir au pays, la Corrèze. Il sera guichetier au Crédit Corrézien. Un boulot tranquille...

Récompenses : Grand Prix du court-métrage policier à Cognac - Prix du meilleur court-métrage à Cosne sur Loire.

Chambre 616

Les conséquences immédiates du suicide raté de Monsieur Cossé sur la vie de quelques personnes du quartier.

Récompenses : Prix du Syndicat de la Critique du meilleur court-métrage français 2006.

La critique de Vincent Ostria dans l’Humanité

Frédéric Pelle est-il le secret le mieux gardé du cinéma français ? En tout cas, les courts métrages que cet ancien assistant de René Féret a tournés entre 2000 et 2006 valent le détour. Ils sont tous adaptés de nouvelles de Stephen Dixon, écrivain américain respecté mais méconnu, que Pelle a parfaitement acclimatées à la vie parisienne et banlieusarde — à part Le Caissier, filmé en Corrèze. Autre atout, qui favorise leur unité : un noir et blanc contrasté au style rugueux voire charbonneux. L’emploi de la pellicule argentique apporte un décalage exotique avec le cinéma numérique actuel, désespérément piqué, et frôlant sans cesse l’hyperréalisme clinique. L’aspect graphique du filmage est à l’aune des situations et des personnages, interprétés par la même troupe de comédiens passant avec aisance d’un film à l’autre. En particulier le versatile Nicolas Abraham, acteur fétiche du cinéaste, présent dans tous ses films, le plus souvent dans les rôles principaux. Il est encore au second plan dans les deux premiers courts, le percutant Des morceaux de ma femme et Le Corbeau, dominés par la personnalité fantasque de Gilberto Azevedo, un chef-opérateur brésilien qui fait merveille en vieil homme indigne. Surtout dans le premier, où il se met littéralement à nu dans un autobus, suite au choc causé par la mort de son épouse.

Chroniques urbaines fines et dissonantes

Difficile de dire ce qui est le plus réussi dans chacun de ces films brefs, radiographies d’un état particulier de la société. Voir la superbe satire qu’est Le Vigile, analyse au vitriol de la mesquinerie et de la cruauté de certains membres de la bonne société. Autant de chroniques urbaines à la fois fines et dissonantes, caractérisées par une écriture sobre et un rythme soutenu. En particulier, les deux dernières, Le Caissier, thriller provincial sec et maîtrisé sur un casse et ses conséquences, et surtout Chambre 616 qui, en une vingtaine de minutes, brasse une foule de situations, de sentiments et de personnages autour d’un hôtel de banlieue où s’est déroulé un suicide manqué. À la fois drolatique, cinglant et réaliste, ce mini-film éclectique et électrique dépasse en intensité les longs métrages réalisés ensuite par Frédérique Pelle (toujours avec Abraham). En effet, le cinéaste a peu à peu troqué, certes sans démériter, son acuité et son approche un peu rentre-dedans contre un classicisme plus tranquille. Vincent Ostria, L’Humanité

Aussi réalisé(s) par Frédéric Pelle

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