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Histoire des luttes ouvrières

La lutte fut longue pour obtenir des patrons qu’il lâchent un peu de vie et il n’en fut jamais autrement que dans un terrible rapport de force et une répression féroce.

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Avec les manufactures de la fin du XIXe siècle, le travail à la chaîne, l’organisation de la classe ouvrière et les idées modernes de l’époque, c’est imposée peu à peu l’idée qu’il y avait une vie possible en dehors du travail et qu’il était souhaitable de travailler 8 heures par jour maximum avec un jour de repos hebdomadaire. La lutte fut longue pour obtenir des patrons qu’il lâchent un peu de vie et il n’en fut jamais autrement que dans un terrible rapport de force et une répression féroce.

Howard Zinn, une histoire populaire américaine retrace l’origine américaine de cette grande lutte internationale, avec notamment le récit de la naissance de la journée du 1er mai, à Chicago en 1886.Les migrants européens ayant aussi apportés dans leurs bagages leurs différentes traditions de lutte et de syndicalisme.

La prise de conscience de la classe ouvrière au XIXè siècle est au cœur d’un volcan d’idées en ébullition qui traversent le monde, animées par des femmes et des hommes en lutte, comme la méconnue Lucie Baud, ressuscitée dans Mélancolie ouvrière une fiction de Gérard Mordillat et qui défia son patron en lui disant : "Vous ne me faites pas peur non plus ! J’ai devant moi un capitaliste qui fait danser les millions qu’il n’a pas gagnés".

Comme on peut le voir à travers tous ces films, les leaders syndicaux ont toujours été l’objet de harcèlement de la part des autorités complices du grand patronat. Mémoire d’un condamné raconte l’affaire Durand, syndicaliste du charbon, victime d’une machination patronale, accusé de complicité d’assassinat et condamné à mort en 1910.

De grands penseurs ont animé ces luttes par leurs analyses et leurs propositions. Celui qui posera les bases théoriques de la lutte des classes est le jeune Karl Marx avec son meilleur ami et allié Friedrich Engels, ici racontés dans une fiction de Raoul Peck, alors que rarement le cinéma ne s’était intéressé à ces personnages pourtant si illustres.

Une histoire de la grève générale, raconte l’histoire d’une idée qui a fait son chemin et qui a servi de levier dans le rapport de force pour conduire peu à peu à quelques progrès sociaux, jusqu’au front populaire de 1936 et des acquis importants dont nous bénéficions tous jusqu’à nos jours.

Ni Dieu, ni maître, une histoire de l’anarchisme, retrace cette constante libertaire qui a traversé l’histoire sociale française, animé par des barricades et des affrontements qui ont marqué profondément l’esprit français.

La révolution d’octobre 1917 en Russie marquera durablement la première partie du XXe siècle, comme une lueur d’espoir pour la classe ouvrière et une menace permanente pour l’internationale capitaliste qui se sentait ainsi un peu moins arrogante et pouvant souffrir de la possible comparaison. Objet de toutes les controverses et des oppositions du siècle, maintes fois racontée, interprétée, il est difficile de se faire une idée de la révolution Russe à travers un seul film, mais Lénine, une autre histoire de la révolution prend le parti de l’analyser par la fabrique de l’image, autour du travail de l’historien Marc Ferro.

En 1936, Jean Renoir coordonne un film collectif à la demande du PCF, en plein front populaire, c’est La vie est à nous. C’est le temps où le PCF et la CGT finançaient des films dont, en 1954, le très beau film à sketches La terre fleurira de Jean Aisner, autour du journal L’Humanité et des luttes de l’époque, qui résonnent encore avec celles d’aujourd’hui.

Mai 68 constituera un autre temps fort de l’histoire ouvrière, souvent sous-représentée face à l’abondance des images des luttes étudiantes du Quartier latin à Paris, pourtant elle fut sanglante en juin à l’usine Peugeot de Sochaux, où deux ouvriers furent tués par les charges policières. Le groupe Medvedkine de Sochaux, collectif d’ouvriers-cinéastes, raconte cette histoire cachée à l’époque dans Sochaux, Juin 1968 à partir d’images amateur super 8 réquisitionnées par les ouvriers eux-mêmes. Avec cette expérience unique de cinéma en usine initiée par Chris Marker et poursuivie par Bruno Muel, la fin d’un cycle sera marqué en 1974 par l’exceptionnel Avec le sang des autres, qui montre de très rares images d’une chaîne Peugeot et de la répression anti-syndicale par des patrons voyous et leurs milices ultra-violentes.

Ces années post-mai 68, seront aussi la croisée des espoirs et des déceptions, incarnés dans l’extraordinaire lutte pour l’autogestion à l’usine LIP de Besançon, sabotée par le pouvoir Giscardien de l’époque et racontée dans le film de Christian Rouaud LIP, l’imagination au pouvoir.

Au même moment à l’Ouest, en Bretagne, dans Quand tu disais Valery le cinéaste René Vautier accompagne la grève des ouvriers de l’usine de fabrication de caravanes Caravelair à Trigniac, exemple d’une délocalisation pour plus de profit qui sera le modèle du capitalisme moderne de l’ère d’après, celui de la mondialisation.

La série documentaire Le temps des ouvriers, revient sur l’ensemble de ces étapes de l’histoire ouvrière qui constituent le socle du monde du travail aujourd’hui.

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