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Grandpuits & petites victoires

VF • Accès : Monde • Durée : 1h20
Connectez-vous ou créez un compte pour louer ou acheter ce film. Grandpuits et petites victoires Location 7 jours • 4 €  ou 1 crédit VOD Grandpuits et petites victoires Achat • 8 € Acheter le DVD sur laboutiquedesmutins.org
Lutte Travail
Documentaire Réalisé par Olivier Azam (France, 2011) Produit par Les Mutins de Pangée Proposé par Les Mutins de Pangée

La lutte des raffineurs de Total contre la réforme des retraites.
La grande grève d’octobre 2010 en France a été très vite suivie par d’autres mouvements de formes différentes, se faisant écho à travers le monde : Printemps arabe, Indignados, Occupy, Printemps d’Erable... Avec le recul, nous pouvons mesurer sa place dans l’Histoire populaire. Ce documentaire est le témoignage rare d’un grand mouvement de masse spontané qui faisait face à une réforme touchant la population dans son ensemble.

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Cette grève restera, historiquement, comme la première grande série de manifestations contre des plans d’austérité qui ont ensuite touché le reste de l’Europe. Le film met le doigt sur le rapport complexe du peuple à ses dirigeants quand, parfois, les bases populaires échappent au contrôle et débordent les cadres rigides de notre société. Au-delà de son actualité dans les débats qu’il soulève sur les formes de la lutte, Grandpuits & petites victoires s’inscrit dans la grande tradition des films sur le monde ouvrier.

APRÈS COUP

En 2010, l’énorme mouvement de protestation contre la casse des retraites n’a pas suffit à contrer les attaques du gouvernement.
À l’époque nous avions diffusé une web-série documentaire qui est devenue un film pour le cinéma : Grandpuits & Petites victoires, dont les projections publiques nous a amené sur les routes de France et de Belgique pour constater l’énorme mobilisation qu’avait suscité ce mouvement.
Avec le recul de l’Histoire, on sait aujourd’hui qu’il s’en est fallu de peu pour que le rapport de force soit favorable à un recul du gouvernement de l’époque. Les ouvriers syndicalistes des raffineries étaient à la pointe du mouvement, soutenus par des millions de Français (les sondages d’opinion allaient jusqu’à 80%) et un gros soutien aux caisses de grève (on ne disait pas encore "cagnotte")... mais visiblement trop peu soutenus par leurs directions syndicales. Tout s’est arrêté avec le vote de la loi. La réforme est passée, c’était un étape dans la longue destruction des acquis sociaux depuis le début du XXè siècle.
Avec nos tournées en France et en Belgique après la sortie au cinéma de Grandpuits & petites victoires, nous en avons déduit que cette lutte s’est joué à quelques jours près et à l’absence de coordination des actions de blocage, notamment aux frontières où la solidarité internationale avait été très active (comme on peut le constater à Feluy).
Ce fut une défaite et pourtant tous les ingrédients de la victoire étaient là... Ce fut un événement marquant et beaucoup de syndicalistes que nous avions rencontré à ce moment là sont partis de leur syndicat ou carrément ont changé de vie.
Après ça, nous avions senti la nécessité de compléter ce travail par un documentaire racontant une histoire de la grève générale car partout dans les manifestations, on entendait "Grève générale"... Olivier Azam

La presse après la sortie au cinéma

- Le Canard enchaîné : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit », rigolait-il, content de lui. Il y a un an, lorsque Sarkozy voulut que soit repoussé de deux ans l’âge de la retraite, manifs et grèves éclatèrent et ne passèrent pas vraiment inaperçues. Olivier Azam, qui s’était installé sur le piquet de grève de la raffinerie de Grandpuits, retrace ici cette longue lutte, avec réquisitions et lâchers de CRS. Puisque la « réforme » finit par passer en force, ce récit pourrait n’avoir qu’un goût d’amertume… Lequel est vite balayé par la redécouverte de cet élan collectif et de cette fierté retrouvée. Rien que pour les images de ce gréviste n’en revenant pas des messages et des visites de soutien (« J’ai envie de leur faire la bise ! »), ça vaut le coup. Jean-Luc Porquet

- Liens Socio : "Le film est également remarquable dans l’opposition qu’il dresse entre d’un côté des discours médiatiques et politiques qui martèlent des arguments démographiques destinés à légitimer la réforme des retraites, et de l’autre les récits des raffineurs sur ce que signifie une vie au travail." Anne Bory En savoir plus

- Là-bas si j’y suis (France Inter) a consacré une émission au film le 28 février 2012, à écouter ici : Les ouvriers, les oubliés

Fiche technique

Réalisation : Olivier Azam
Image : Olivier Azam
Son : Laure Guillot
Montage : Olivier Azam
Musique : Vincent Ferrand, Hervé Krief

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